Ma monnaie, prends-la, demain, j’la reprendrai
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1967 Punchlines sur la Vie : Réflexions du Rap Français 2026 - Page 20
Les punchlines sur la vie dans le rap français. Réflexions existentielles, parcours de vie et philosophie des rappeurs.
1967 punchlines
Je connais pas ré-mi-sol, la ‘sique j’m’en bats les couilles
J’plonge la tête dans ce putain d’bénef, j’le sens, ne dis pas qu’il a pas d’odeur
J’crois qu’le plus intelligent s’rait d’avouer qu’on est con
Qui a conseillé la conseillère d’orientation?
Comme si ça pouvait me porter malheur de croire à mon propre bonheur
Quand je parle de valeurs, ils m’parlent de premiers prix Ils méprisent la maîtrise, je maîtrise le mépris
On s'enlace, on s'enroule comme un coup franc
Y a rien à tter-gra, do you understand?
Réelle vie, c'est pas un movie, une série
Une chatte après 50 ans c’est un octogone sans règle
Si la chance me tourne le dos, c’est pour que je la prenne en levrette
Je suis un sorcier venu du bled, appelle-moi Bakary Potter
J’me lave le pénis à l’eau bénite
Toi non plus, rien de personnel
Le glock c’est comme le ciné : mieux vaut être derrière qu’être devant
Comme ta pouf au camping on vient mouiller l’maillot
J’viens doigter noires et blanches comme si j’étais pianiste
Je dois faire ce qu’il faut, je fais ce qu’il faut pas
J’connais des gens qui sont instruits, pourtant, ils n’ont aucune éducation
Les aiguilles tournent mais n’ont aucun effet sur moi
Les champs de cotons chantent encore, l’esclavage a-t-il été aboli ?
Dans les ténèbres, j’ai commencé ma vie, j’parle en “je” car en ”on”, ils m’ont trahi
Ils ont plus de dettes que de rêves
Le pistolet te fume comme le wari, le bruit qu’ça fait quand l’âme s’est en allée
De la voirie à la ’rrari, j’fais des A-R au-d’ssus d’l’Océanie
T’es en compétition tout seul, mais bon, bravo quand même J’te laisse la couronne, je prends le royaume et les vraies sommes
J’ai tout compris mais pour eux, j’reste un incompris
On réussit mieux quand on sait qu’il faut bien s’entourer
J’suis en écoute à la Fnac et chez les RG
Y a la vie, ses bons côtés, moi j’suis sur l’autre berge, boy
Industry plant, bah ouais, j’fais la beuh
On est branché sur bleu mais c’est pas Onlyfans, y a des bonnes olivettes, allez, hop, on y va
Trop charo (Charo), comme dans l’quatre-vingt onze, réel, demande à la ti-per
Sacoche à trente balles, j’rentre pas, je suis plus un couche-tard, j’suis un lève-tard
J’suis là pour libérer le rap à la Simón Bolívar
Mes jeans sont déchirés comme les Hallyday
J'parle à Dieu quand ça va plus
La vie enseigne, la mort corrige, chaque jour, j'apprends, j'retiens les leçons
Tout est cher, bien-être et bonheur sont payants, on vit dans un système assez malveillant
Ne vois-tu pas que le monde se meurt et que les étoiles ont arrêté de danser ?
Parfois, l’ego fait d’l’ombre à la modestie
On veut tous reposer en paix, pour ça que tout le monde est en guerre
J’ai le flow d’une montagne : quand je rappe j’entends des échos
Cette vie m’a trop marqué pour qu’un tatouage m’attire
J’suis incompris comme un manchot qui, chez les flics, dépose une main courante
Et quand tu parles avec un con, peut-être qu’il est en train de faire pareil
J’viens à ton mariage en training, pour bien te manquer de respect
Depuis que je rappe en Super Saiyan, je suis chevelu
Mes thèmes viennent de la souffrance même