Gouloum
insulteDéfinition
Personne obsédée par quelque chose, qui en veut toujours plus de façon excessive. Référence au personnage Gollum du Seigneur des Anneaux, obsédé par l'anneau.
Synonymes / Variantes
Origine du terme
Dérivé du personnage Gollum de J.R.R. Tolkien (Le Seigneur des Anneaux), qui répète 'my precious'. Adapté en argot français pour décrire une obsession malsaine.
Définition complète de “Gouloum”
Gouloum (aussi orthographié goulou ou goulum) est un terme d’argot français désignant une personne obsédée, avide ou possessive envers quelque chose ou quelqu’un. Le mot évoque une fixation malsaine, une incapacité à lâcher prise, une convoitise excessive qui confine à la pathologie.
L’expression tire sa force de la référence culturelle immédiatement reconnaissable : le personnage Gollum de la saga Le Seigneur des Anneaux, créature torturée par son obsession pour l’Anneau Unique qu’il appelle “mon précieux” (my precious). Cette image puissante d’un être consumé par le désir s’est parfaitement transposée dans l’argot des quartiers.
Origine et étymologie
Le personnage Gollum
Pour comprendre le terme, il faut revenir à la source :
Gollum/Sméagol est un personnage créé par J.R.R. Tolkien :
- Hobbit corrompu par l’Anneau Unique pendant 500 ans
- Physiquement et mentalement détruit par son obsession
- Répète compulsivement “my precious” en parlant de l’anneau
- Incapable de vivre sans l’objet de son désir
- Prêt à tuer pour récupérer son “trésor”
Adaptation en argot français
Le passage de Gollum à “gouloum” illustre un processus classique :
- Référence pop culture : Les films Le Seigneur des Anneaux (2001-2003) popularisent le personnage
- Adoption par les jeunes : L’image de l’obsédé devient un mème
- Francisation phonétique : “Gollum” → “Gouloum” (plus fluide à prononcer)
- Extension du sens : De l’obsession matérielle à toute forme de fixation
Variantes orthographiques
Le terme connaît plusieurs graphies :
- Gouloum : Orthographe la plus courante
- Goulou : Version raccourcie, très utilisée
- Goulum : Graphie alternative
- Golum : Plus proche de l’original anglais
Utilisations et contextes
L’obsession amoureuse
Usage très fréquent pour décrire quelqu’un qui ne peut pas lâcher une relation :
“Depuis qu’elle l’a quitté, il regarde ses stories 50 fois par jour. C’est un vrai gouloum.”
Caractéristiques du gouloum amoureux :
- Stalking des réseaux sociaux
- Incapacité à passer à autre chose
- Messages incessants non répondus
- Surveillance des faits et gestes de l’ex
- Jalousie maladive même après la rupture
L’obsession matérielle
Comme Gollum avec son anneau, le gouloum peut être fixé sur des objets :
“Il compte son argent tous les soirs. Gouloum de l’argent ce mec.”
Exemples typiques :
- Avarice excessive
- Collection obsessionnelle
- Incapacité à prêter ou partager
- Accumulation compulsive
- Attachement malsain aux possessions
L’obsession pour une personne (non romantique)
Le terme peut aussi décrire une fixation sur quelqu’un sans dimension amoureuse :
“Ce hater est gouloum de Booba, il commente sous chaque post.”
Types de gouloum :
- Le fan obsessionnel
- Le hater compulsif
- Le stalker
- L’envieux maladif
L’addiction et la dépendance
Extension vers les comportements addictifs :
“Gouloum de son téléphone, il peut pas tenir 5 minutes sans checker.”
Applications :
- Réseaux sociaux
- Jeux vidéo
- Substances
- Nourriture
- Shopping
Gouloum dans le rap français
Thème de la possession
Les rappeurs utilisent “gouloum” pour décrire l’obsession des autres ou critiquer l’avidité :
“Ces gouloums veulent ma place, mon son, ma vie. Laissez-moi respirer.”
Autodérision
Parfois en autodérision assumée :
“Gouloum de la money, oui je l’avoue. J’en veux toujours plus.”
Critique sociale
Pour dénoncer l’avidité du système :
“Le monde est rempli de gouloums en costard, ils veulent tout contrôler.”
Clash et punchlines
Arme efficace pour ridiculiser un adversaire :
“T’es gouloum de mon attention, tu vis que pour me répondre.”
Psychologie du gouloum
Caractéristiques comportementales
Le gouloum présente généralement :
Obsession cognitive
- Pensées intrusives constantes
- Incapacité à se concentrer sur autre chose
- Ruminations mentales
- Fantasmes récurrents
Comportement compulsif
- Actions répétitives liées à l’objet du désir
- Rituels de vérification
- Besoin irrépressible d’agir
- Perte de contrôle
Impact relationnel
- Isolement social
- Conflits avec l’entourage
- Négligence des autres relations
- Manipulation pour obtenir l’objet désiré
Différence avec la passion
Important de distinguer :
| Passion saine | Comportement gouloum |
|---|---|
| Enrichit la vie | Détruit l’équilibre |
| Respecte les autres | Ignore leurs limites |
| Peut être mis en pause | Contrôle impossible |
| Source de joie | Source d’anxiété |
| Ouvert au partage | Possessif et jaloux |
Expressions dérivées
”Faire le gouloum”
Agir de façon obsessionnelle :
“Arrête de faire le gouloum avec son Instagram."
"Mode gouloum”
État temporaire d’obsession :
“Je suis en mode gouloum sur cette série, j’ai maté 3 saisons en 2 jours."
"Gouloumer”
Verbe dérivé (rare mais existant) :
“Il gouloume sur elle depuis des mois."
"Goulou-goulou”
Redoublement pour intensifier :
“C’est pas juste gouloum, c’est goulou-goulou ce qu’il fait.”
Évolution culturelle
De l’insulte au constat
Le terme a évolué :
- Origine : Insulte forte, accusation
- Aujourd’hui : Parfois simple constat, presque neutre
- Autodérision : Acceptation de ses propres obsessions
Normalisation partielle
Dans certains contextes, être “un peu gouloum” est presque valorisé :
- Gouloum du travail = déterminé
- Gouloum de la musique = passionné
- Gouloum du sport = discipliné
Mais le sens négatif reste dominant.
Influence des réseaux sociaux
Les réseaux ont amplifié le phénomène :
- Stalking facilité
- Obsessions visibles publiquement
- Culture du “crush” permanent
- Normalisation de la surveillance
Dans d’autres langues
Équivalents internationaux
Le terme reste principalement francophone, mais le concept existe partout :
- Anglais : “Obsessed”, “Stalker”, “Simp” (contexte amoureux)
- Espagnol : “Obsesionado”, “Enganchado”
- Portugais : “Obcecado”, “Vidrado”
- Arabe : Expressions locales variées
Universalité du personnage
Gollum étant un personnage mondialement connu, la référence est comprise internationalement même si le terme “gouloum” reste français.
Usage sur les réseaux sociaux
Twitter/X
Très populaire pour commenter les comportements :
- “Ce gouloum qui regarde mes stories sans follow”
- “#Gouloum under every post”
Surtout pour dénoncer le stalking :
- “Les gouloums en vu à 3h du mat”
- “Gouloum de mes stories mais jamais de like”
TikTok
Dans les vidéos sur les relations toxiques :
- “POV : T’es gouloum de ton ex”
- “Red flags : quand il est gouloum”
Comment ne pas être gouloum
Conseils pratiques
Pour éviter de tomber dans le comportement gouloum :
- Reconnaître les signes : Admettre l’obsession
- Limiter l’accès : Bloquer, mute, supprimer
- Diversifier : S’intéresser à d’autres choses
- Parler : Exprimer ses sentiments sainement
- Accepter : Le refus, la perte, le changement
Quand c’est problématique
Si le comportement :
- Impacte le quotidien
- Nuit aux relations
- Cause de l’anxiété
- Mène à des actions regrettables
→ Consulter un professionnel peut aider.
Conclusion
“Gouloum” est un terme d’argot brillant dans sa simplicité : en un mot, il convoque toute l’imagerie d’un personnage iconique pour décrire un comportement universel. De l’amoureux transi qui ne peut pas lâcher son ex au hater compulsif qui commente chaque post de sa cible, le gouloum est partout dans notre société hyperconnectée.
Le mot fonctionne parce qu’il est à la fois drôle et cinglant. Traiter quelqu’un de gouloum, c’est le comparer à une créature pathétique, consumée par le désir, incapable de vivre librement. C’est un miroir peu flatteur tendu à ceux qui perdent le contrôle de leurs obsessions.
Dans le rap français, le terme permet de ridiculiser les envieux, les stalkers, les possessifs. Il rappelle aussi que l’obsession, qu’elle soit pour l’argent, la fame ou une personne, peut détruire celui qui s’y abandonne — exactement comme Gollum finit par périr en poursuivant son “précieux”.
“Gouloum”, c’est quand le désir devient prison. Un mot pour rappeler que l’obsession n’est jamais une preuve d’amour — juste un signe de perte de contrôle.
❓ Questions fréquentes
C'est quoi gouloum en rap ?
Personne obsédée par quelque chose, qui en veut toujours plus de façon excessive. Référence au personnage Gollum du Seigneur des Anneaux, obsédé par l'anneau.
Que veut dire gouloum ?
Personne obsédée par quelque chose, qui en veut toujours plus de façon excessive. Référence au personnage Gollum du Seigneur des Anneaux, obsédé par l'anneau.
D'où vient le mot gouloum ?
Dérivé du personnage Gollum de J.R.R. Tolkien (Le Seigneur des Anneaux), qui répète 'my precious'. Adapté en argot français pour décrire une obsession malsaine.
📚 Termes associés
Verlan de 'salaud' ou terme désignant quelqu'un de méprisable, un traître, quelqu'un qui ne mérite pas le respect. Insulte assez forte dans le vocabulaire de rue.
CassosAbréviation de 'cas social'. Désigne péjorativement une personne marginale, en difficulté sociale, ou ayant un comportement jugé inadapté. Insulte courante chez les jeunes.
LopsaVerlan de 'salope'. Désigne une fille facile ou une action de traîtrise/égoïsme.
BouffonPersonne qu'on ne peut pas prendre au sérieux, fumiste, clown, individu méprisable ou ridicule. Dans le rap, 'bouffon' est une insulte très courante pour désigner quelqu'un qui n'a pas de crédibilité, qui fait le malin sans en avoir les moyens, ou qui trahit les codes de la rue. C'est l'opposé du mec solide et respecté.
BaltringueInsulte désignant une personne faible, lâche, sans courage ni valeur. Quelqu'un qui manque de caractère, un perdant, un moins que rien. L'une des insultes les plus méprisantes du vocabulaire français, très utilisée dans le rap pour rabaisser ses rivaux.
SheitanaFemme démoniaque, tentatrice, manipulatrice. Version féminine de 'sheitan' (diable en arabe). Désigne une femme séductrice qui mène les hommes à leur perte, souvent avec une connotation de fascination malgré le danger.