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Askip - signification et origine

Askip

argot

Définition

Contraction de 'à ce qu'il paraît'. Utilisé pour rapporter une rumeur, un ouï-dire, une information non vérifiée. Équivalent de 'apparemment' ou 'il paraît que'.

Synonymes / Variantes

Apparemment Il paraît On dit que Soi-disant Paraît-il

Origine du terme

Contraction française de 'à ce qu'il paraît'. Née dans les quartiers, popularisée par les réseaux sociaux et le rap dans les années 2010.

Définition complète de “Askip”

Askip est la contraction argotique de “à ce qu’il paraît”. Ce terme sert à rapporter une information qu’on n’a pas vérifiée personnellement, une rumeur, un ouï-dire, une nouvelle de seconde main. En utilisant “askip”, on se distancie de l’information : on la transmet sans s’en porter garant.

C’est le mot parfait de l’ère des réseaux sociaux, où les informations circulent vite, souvent sans vérification. “Askip” permet de partager tout en signalant : “Je dis ça, mais c’est pas forcément vrai, hein.”

Origine et étymologie

Décomposition de l’expression

À ce qu’il paraîtAskip

Le processus :

  • “À ce qu’il paraît” = selon ce qu’on dit
  • Contraction orale naturelle
  • Suppression des syllabes non essentielles
  • Création d’un mot nouveau et fluide

Évolution phonétique

Comment ça se contracte :

  • À ce qu’il paraît
  • ‘ce qu’il paraît
  • c’kil paraît
  • s’kip / askip

Période d’émergence

Le terme a émergé :

  • Années 2000 : Premiers usages dans les quartiers
  • Années 2010 : Explosion avec les réseaux sociaux
  • Aujourd’hui : Terme mainstream chez les jeunes

Popularisation

Les vecteurs de diffusion :

  • SMS et messageries instantanées
  • Twitter/X (format court)
  • Le rap français
  • Les vidéos YouTube et TikTok

Comment utiliser “askip”

En début de phrase

L’usage le plus courant :

“Askip, il s’est fait virer de son taf.”

Structure : Askip + information

En fin de phrase

Pour nuancer après coup :

“Ils se sont séparés, askip.”

Structure : Information + askip

En milieu de phrase

Plus rare mais possible :

“Elle aurait, askip, trouvé un nouveau travail.”

Comme question

Pour demander confirmation :

“C’est vrai, askip ?”

Les contextes d’utilisation

Le potin, la rumeur

L’usage classique :

“Askip, Léa et Marc c’est fini.”

Pour :

  • Ragots entre amis
  • Nouvelles de connaissances
  • Histoires de couple
  • Potins de quartier

L’information non vérifiée

Quand on n’est pas sûr :

“Askip, le concert est annulé.”

Pour :

  • News pas confirmées
  • Infos de dernière minute
  • Ce qu’on a lu quelque part

La mise en garde

Prévenir tout en se protégeant :

“Askip, ce mec est pas fiable.”

Pour :

  • Alerter sur quelqu’un
  • Partager une réputation
  • Sans être accusé de calomnie

L’excuse ou la justification

Expliquer un comportement rapporté :

“Il est pas venu parce que, askip, il était malade.”

Askip dans le rap français

Usage dans les textes

Les rappeurs utilisent “askip” pour :

  • Rapporter des rumeurs de rue
  • Commenter ce qu’on dit d’eux
  • Critiquer les “on-dit”

“Askip j’aurais changé depuis le succès…”

Critique des rumeurs

Souvent pour démentir :

“Askip je serais fini, regardez les chiffres.”

Les rappeurs répondent aux ragots avec ironie.

Narration

Dans le storytelling :

“Askip y’avait des histoires dans le quartier…”

Introduire une histoire sans s’en porter garant.

La psychologie du “askip”

Se protéger

Pourquoi on utilise askip :

  • Éviter la responsabilité : “C’est pas moi qui le dis”
  • Se couvrir : Si c’est faux, on avait prévenu
  • Garder des distances : Information de seconde main
  • Rester prudent : On n’affirme pas

Le besoin de partager

Même avec précaution, on veut :

  • Faire circuler l’info
  • Participer à la conversation
  • Montrer qu’on sait des choses
  • Créer du lien social

L’ère de la désinformation

“Askip” est adapté à notre époque :

  • Trop d’infos, difficile de vérifier
  • Tout circule très vite
  • Besoin de nuancer
  • Culture du “j’ai entendu dire”

Variations et orthographes

Orthographes courantes

  • Askip (standard)
  • Aski (raccourci)
  • A c’kil paraît (développé rare)
  • Askip’ (avec apostrophe)

Prononciations

  • /askip/ — standard
  • /aski/ — abrégé

Variantes régionales

Le terme est assez uniforme en France, mais :

  • Certains préfèrent “parait que”
  • Ou “on m’a dit”
  • Ou “j’ai entendu”

Askip vs autres expressions

Askip vs Apparemment

AskipApparemment
Argot, jeunePlus formel
Oral surtoutOral et écrit
Souvent rumeurPeut être plus factuel
Distanciation fortePlus neutre

Askip vs Soi-disant

  • Askip : Neutre sur la véracité
  • Soi-disant : Souvent sceptique, ironique

Askip vs Il paraît que

  • Askip : Condensé, rapide, street
  • Il paraît que : Français standard, plus long

Askip vs On dit que

  • Askip : Plus personnel (“ce qu’il paraît à moi”)
  • On dit que : Plus général, plus vague

Usage sur les réseaux sociaux

Twitter/X

Parfait pour le format court :

“Askip y’a un nouvel album qui sort demain 👀“

Instagram

Dans les légendes et stories :

“Askip c’est le meilleur restau de la ville”

TikTok

Dans les vidéos de potins, de news :

“Askip, voilà ce qui s’est passé…”

Messages privés

Usage quotidien entre amis :

“Askip elle sort avec le mec de la compta”

Génération et usage

Les jeunes (Gen Z)

Usage naturel, quotidien :

  • Partie intégrante du vocabulaire
  • Utilisé sans y penser
  • Dans tous les contextes informels

Les millennials

Connaissent et utilisent :

  • Adoption depuis les années 2010
  • Usage courant mais pas systématique
  • Parfois perçu comme “jeune”

Les plus âgés

Variable :

  • Certains connaissent via les jeunes
  • D’autres ne comprennent pas
  • “Askip ?” “Ça veut dire quoi ?”

Expressions dérivées

”Askip pas”

Négation :

“Askip pas il était là, mais en fait si."

"Toujours askip”

Quand quelqu’un rapporte toujours des rumeurs :

“Lui, c’est toujours askip askip, il sait jamais vraiment."

"Le askip”

Substantivé (rare) :

“Arrête avec tes askip, dis-moi ce que tu sais vraiment.”

Limites et critiques

Le problème de la rumeur

“Askip” peut :

  • Propager de fausses informations
  • Nuire à des réputations
  • Créer des malentendus
  • La nuance ne suffit pas toujours

Responsabilité

Même avec “askip” :

  • On participe à la diffusion
  • On donne de la crédibilité
  • On peut blesser
  • La prudence reste de mise

Quand ne pas utiliser

Éviter “askip” pour :

  • Des accusations graves
  • Des informations sensibles
  • En contexte professionnel
  • Quand ça peut nuire sérieusement

Conclusion

“Askip” est le produit parfait de notre époque : un mot qui permet de partager tout en se protégeant, de parler sans affirmer, de transmettre sans se porter garant. C’est la contraction qui résume l’ère des réseaux sociaux, où l’information circule plus vite qu’elle ne se vérifie.

Dans le rap, “askip” permet de jouer avec les rumeurs, d’y répondre, de les retourner. Les rappeurs s’en servent pour commenter ce qu’on dit d’eux, souvent avec ironie ou agacement. C’est un outil rhétorique efficace.

Ce qui rend “askip” si pratique, c’est sa fonction sociale. On peut participer à la conversation, partager un potin, faire circuler une info, tout en signalant : je ne garantis rien. C’est le disclaimer intégré, la précaution linguistique, le parapluie rhétorique.


“Askip” — le mot qui dit “je te raconte, mais c’est pas moi qui l’ai dit”.

❓ Questions fréquentes

C'est quoi askip en rap ?

Contraction de 'à ce qu'il paraît'. Utilisé pour rapporter une rumeur, un ouï-dire, une information non vérifiée. Équivalent de 'apparemment' ou 'il paraît que'.

Que veut dire askip ?

Contraction de 'à ce qu'il paraît'. Utilisé pour rapporter une rumeur, un ouï-dire, une information non vérifiée. Équivalent de 'apparemment' ou 'il paraît que'.

D'où vient le mot askip ?

Contraction française de 'à ce qu'il paraît'. Née dans les quartiers, popularisée par les réseaux sociaux et le rap dans les années 2010.

📚 Termes associés

Tieks

Verlan de "steak", mais utilisé pour signifier la part de bénéfices, l'argent gagné, la récompense financière. "Prendre son tieks" = prendre sa part, récupérer son argent. Le terme peut aussi simplement désigner de l'argent en général. Dans le rap, le tieks symbolise ce pour quoi on travaille : la récompense concrète du charbon quotidien.

Dégueu

Abréviation de 'dégueulasse'. Signifie dégoûtant, répugnant, sale, ou moralement condamnable. Peut décrire quelque chose de physiquement répugnant ou un comportement moralement inacceptable.

Baveux

Quelqu'un qui parle trop, qui balance des informations, qui ne sait pas garder un secret. Une personne qui 'bave', qui laisse échapper ce qu'elle devrait taire. Dans le milieu de la rue, être baveux est un défaut grave qui peut coûter cher.

DZ

Abréviation de 'Dzayer' (Algérie en arabe algérien). DZ désigne l'Algérie ou ce qui est algérien. C'est aussi le code pays internet de l'Algérie (.dz). Dans le rap français, DZ est utilisé pour affirmer ses origines algériennes ou faire référence au pays.

Daron / Daronne

Père (daron) ou mère (daronne) dans l'argot des cités. Les darons sont les parents. Le terme 'daronne' est particulièrement important dans le rap français, la mère étant une figure quasi sacrée.

Carotte

Dans l'argot de la rue et du rap, une carotte désigne une arnaque, une entourloupe. 'Faire une carotte' ou 'carotter' quelqu'un signifie l'arnaquer, le duper, lui soutirer quelque chose (argent, produit, service) de manière malhonnête. Le terme évoque l'idée de se faire avoir, de se faire 'manger' comme un lapin qui court après une carotte. C'est un terme courant dans les récits de rue du rap français.